1. Qu'est-ce que la comptabilité ?
La comptabilité est le socle de toute activité économique. Elle permet d'enregistrer, de classer et d'interpréter les opérations financières d'une entreprise. Chaque paiement, chaque facture, chaque encaissement devient une écriture comptable. Ce processus de traçabilité garantit la transparence, la conformité légale et la capacité à piloter les résultats financiers.
En France, le cadre de référence est le Plan Comptable Général (PCG), édicté par l'Autorité des Normes Comptables (ANC). À l'international, les IFRS (International Financial Reporting Standards) servent de norme pour la présentation des comptes, notamment dans les grands groupes.
La comptabilité repose sur la règle de la partie double : chaque opération doit comporter un débit et un crédit équivalents, assurant un équilibre permanent des comptes. À cela s'ajoutent des principes fondamentaux : régularité, sincérité, image fidèle et permanence des méthodes. Ces piliers assurent la cohérence et la comparabilité des comptes dans le temps.
2. Le Plan Comptable Général (PCG) et ses classes de comptes
Le PCG structure la comptabilité en huit classes de comptes, permettant d'identifier la nature de chaque opération :
Classe 1 : capitaux (fonds propres, emprunts, réserves) — elle traduit la stabilité financière et le capital de l'entreprise.
Classe 2 : immobilisations (immeubles, matériels, véhicules) — les biens destinés à durer plusieurs années.
Classe 3 : stocks et en-cours — peu utilisés dans l'immobilier, mais essentiels pour les entreprises de production.
Classe 4 : comptes de tiers (clients, fournisseurs, État, mandants) — cœur du lien économique.
Classe 5 : comptes financiers (banques, caisses, placements).
Classe 6 : charges — toutes les dépenses liées à l'activité (salaires, services, entretien).
Classe 7 : produits — toutes les recettes générées (loyers, commissions, honoraires).
Classe 8 : comptes spéciaux — engagements hors bilan et opérations particulières.
Exemple : lorsqu'une agence encaisse un loyer, elle crédite le compte 706 – Produits et débite le compte 512 – Banque. Si elle règle une facture de ménage, elle débite le 615 – Entretien et réparations et crédite le 401 – Fournisseur. Ces écritures permettent de suivre avec précision les mouvements de fonds et d'obtenir à tout moment une image fidèle de la situation financière.
3. La spécificité de la comptabilité mandante
Dans le secteur immobilier, les agences ne gèrent pas uniquement leurs propres fonds : elles manipulent aussi ceux de leurs clients propriétaires. C'est ce qui rend la comptabilité mandante unique. En vertu de la loi Hoguet (décret n°72-678 du 20 juillet 1972), toute agence doit séparer strictement ses fonds de ceux des mandants.
Cette comptabilité impose une rigueur extrême. Les loyers encaissés, les cautions, les frais de ménage ou de maintenance ne peuvent être confondus avec les revenus de l'agence. Ils doivent transiter sur des comptes distincts, et chaque opération doit être rattachée à un propriétaire identifié.
Les obligations principales sont les suivantes :
- Tenir un Grand Livre mandants retraçant l'ensemble des mouvements par propriétaire,
- Éditer des balances mandants et des comptes rendus propriétaires,
- Assurer la conformité au règlement ANC 2014-03 et au cadre du PCG,
- Garantir la séparation absolue des fonds mandants et propres par compte bancaire dédié.
Cette rigueur a un double enjeu : juridique (protéger les fonds confiés) et éthique (garantir la confiance entre l'agence et ses mandants).
4. Pourquoi la comptabilité mandante est complexe
Gérer une comptabilité mandante manuellement devient vite un casse-tête. Entre la multiplicité des biens, des propriétaires et des flux, chaque erreur peut avoir des conséquences importantes : retards de paiement, erreurs de versement, litiges juridiques.
Les agences utilisant encore Excel font face à plusieurs défis :
- Un temps de saisie considérable pour enregistrer chaque opération,
- Des rapprochements bancaires fastidieux et sources d'erreurs,
- Une difficulté à produire les états réglementaires exigés par la loi (balances, FEC, Grand Livre),
- Un manque de visibilité pour les propriétaires, nuisant à la confiance et à la fidélisation.
À mesure que le portefeuille de biens s'agrandit, ces problèmes se multiplient. Ce qui était gérable à dix lots devient ingérable à cent. C'est pourquoi la digitalisation et l'automatisation sont désormais incontournables.
5. Comment SRM simplifie la comptabilité mandante
Short Rental Manager (SRM) a été conçu pour résoudre précisément ces problématiques. Il centralise et automatise la comptabilité mandante des agences de gestion locative courte durée. Grâce à une interface claire et intuitive, SRM permet :
- La centralisation de toutes les réservations, mouvements bancaires et règlements,
- L'automatisation à 98 % des écritures comptables,
- La réconciliation bancaire automatique en temps réel,
- La génération instantanée du Grand Livre, FEC et balances mandants,
- Une transparence totale auprès des propriétaires via un reporting clair et conforme.
Avec SRM, les agences passent d'une gestion manuelle et risquée à une gestion fiable, rapide et conforme. La comptabilité mandante devient alors un levier de performance et de professionnalisme.
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